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22 avril 2007
Tout faux !
Les instituts de sondages et les médias ont gagné le premier tour : les Français, fortement mobilisés, ont concentré leurs voix sur les deux finalistes annoncés il y a des lustres. Excellent score de Français Bayrou, malgré la vacuité de ses propositions. Moi pas comprendre... Forte baisse de Le Pen, preuve que le score de république bananière de 2002 est resté en travers de la gorge des Français. Mauvais résultat de Philippe de Villiers, je suis très déçu. L'extrême gauche fait moins de 10%, ce qui est une bonne nouvelle. La gauche totalise un tiers seulement des voix, c'est le seul point sur lequel je ne me suis pas trompé, et ma seule raison d'espérer encore. Cela dit, Ségolène est jolie et Sarkozy est petit : difficile d'extrapoler les résultats du deuxième tour. Bayrou fera-t-il le coup de la revanche du serpent à plume ? Pauvre France et pauvres de nous si ses électeurs se laissent influencer par les propos alarmistes de la gauche ("tout sauf Sarko") et si le bon sens ne l'emporte pas dans leurs rangs. La France ne survivra pas au retour des socialistes. Tous derrière Sarkozy !
21 avril 2007
Pronostic pour le 1er tour de la présidentielle
Au risque d’être complètement désavoué par les faits demain soir, voici mon pronostic pour le 1er tour :
- Forte participation (80%), avec 5% de votes blancs ou nuls, soit près de 34 millions de votes exprimés « valables » ;
- La droite sera largement majoritaire, avec deux tiers des voix, la gauche ne totalisant, dans le pire des cas, que 40% des voix. Bien que Bayrou se soit positionné très à gauche, je comptabilise le vote UDF comme un vote de droite ;
- Sarkozy sera au second tour, mais avec seulement 22 ou 23% des voix, bien loin des 28 à 30% annoncés par les instituts de sondages depuis des mois ;
- Il y a des chances qu’il soit opposé à Jean-Marie Le Pen, qui pourrait faire jusqu'à 22%. A moins qu’un bon score de Philippe de Villiers, que j’appelle de mes vœux, associé à un sursaut socialiste (20%, voir ci-dessous), nous épargne un nouveau score de République bananière le 6 mai prochain ;
- Il n’est pas impossible que François Bayrou accède au 2ème tour, mais il faudrait qu’un tiers au moins des 40% d’indécis le choisisse. C’est peu probable. Je le vois plutôt aux alentours des 10%, voire en dessous si les électeurs de gauche qui ont envisagés de voter pour lui reviennent finalement au bercail ;
- Contrairement aux prévisions des sondeurs, il n’est pas sûr que Ségolène Royal atteigne les 20% et qu’elle soit donc au 2ème tour. Score maximal de 23%, en cas de réflexe utile dans l'électorat socialiste, qui ne s'éparpillerait finalement pas entre Bayrou et l’extrême gauche ;
- Olivier Besancenot devrait faire un très bon score pour un trotskyste. Je lui donne jusqu’à 8%. Je pari en effet que 20% des indécis vont se porter sur le jeune facteur. Il devrait largement devancer les autres candidats d’extrême gauche ;
- Je donne 3% à Bové et Buffet, 1,5% à Voynet et Laguiller et 0,5% à Schivardi. Au total, l’extrême gauche ferait jusqu'à 17% ;
- Je vois Nihous dans les 3 ou 4%, soit deux fois plus que Voynet ;
- Philippe de Villiers, contrairement aux prévisions des sondeurs et malgré l’ostracisme dont ont fait preuve les médias à son égard, fera au minimum 5%, et peut aller jusqu’à 10% si un grand nombre d’indécis se portent sur lui ;
Les Français en ont ras le bol de la classe politique, de ses technocrates-fonctionnaires qui ont monopolisé le pouvoir depuis 30 ans. La situation du pays est grave, les Français le sentent bien. Malgré les manipulations sondageo-médiatiques, ils vont voter pour que les choses changent vraiment. Ils ne vont pas voter pour ramener au pouvoir les sectaires tout-étatistes du PS, ni pour maintenir au gouvernement les impuissants de « droiche » (la droite qui se prend pour la gauche, celle de Bayrou et Sarkozy). Le vrai vote utile à droite, c’est le vote Villiers, car c’est celui qui permet d’éviter un remake de 2002 et d’ancrer à droite le gouvernement de la France pour les 5 années à venir.
17 avril 2007
Derniers jours
Editorial de Paul-Marie COÛTEAUX - mardi 17 avril 2007
sur www.pourlafrance.fr
Voici venu ce qui sera sans doute le dernier "carnet" de cette campagne qui, je l'avoue, m'aura étonné tout du long et qui m'étonnera, je l'espère, jusqu'au soir du premier tour. Tout dépend encore des dernières forces que nous jetterons dans la bataille des derniers jours. Le plus grand étonnement est l'impudence avec lequel le Système se permet de formater l'opinion, allant très loin dans ce que Pierre-André Taguieff et à sa suite Mathieu Baumier appellent la post-démocratie. L'orchestration médiatique du trio de l'Euroland a atteint des sommets, et l'on ne tarda pas à voir que nos grands oligarques avaient si mal digéré le Non français à la Constitution européenne qu'ils ont très tôt préparé la présidentielle comme une revanche. Les Français ont dit Non ? Il fallait au plus vite organiser la compétition entre les candidats à l'évidence présélectionnés pour qu'ils corrigent le tir et disent Oui à leur place. Un an après le référendum, c'est-à-dire un an avant les présidentielles, le Figaro du 2 mai 2006 titrait déjà : "Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se détachent" - c'est ce que la batterie des sondages n'eut de cesse de confirmer depuis lors moyennant de multiples tripatouillages.
sur www.pourlafrance.fr
Voici venu ce qui sera sans doute le dernier "carnet" de cette campagne qui, je l'avoue, m'aura étonné tout du long et qui m'étonnera, je l'espère, jusqu'au soir du premier tour. Tout dépend encore des dernières forces que nous jetterons dans la bataille des derniers jours. Le plus grand étonnement est l'impudence avec lequel le Système se permet de formater l'opinion, allant très loin dans ce que Pierre-André Taguieff et à sa suite Mathieu Baumier appellent la post-démocratie. L'orchestration médiatique du trio de l'Euroland a atteint des sommets, et l'on ne tarda pas à voir que nos grands oligarques avaient si mal digéré le Non français à la Constitution européenne qu'ils ont très tôt préparé la présidentielle comme une revanche. Les Français ont dit Non ? Il fallait au plus vite organiser la compétition entre les candidats à l'évidence présélectionnés pour qu'ils corrigent le tir et disent Oui à leur place. Un an après le référendum, c'est-à-dire un an avant les présidentielles, le Figaro du 2 mai 2006 titrait déjà : "Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se détachent" - c'est ce que la batterie des sondages n'eut de cesse de confirmer depuis lors moyennant de multiples tripatouillages.
Quant aux hérauts du Non, Laurent Fabius et Philippe de Villiers, ils furent vite en bute l'un à la revanche du parti, l'autre à une sorte de diabolisation plus éhontée qu'on ne vit jamais. On sait (ou plutôt on ne sait pas assez...) à quel point le règne de l'audiovisuel peut formater les esprits en modifiant le son, par exemple en déformant la voix, et l'image, par exemple en plaçant la caméra de telle ou telle façon pour alimenter la caricature. Il y a quelques jours le service public offrit un saisissant exemple de manipulation en interrogeant Mme Dominique de Villiers assistant à la grande réunion publique de Nantes. Tandis que celle-ci expliquait qu'elle partageait les opinions de son mari, on vit à l'image une main qui pouvait passer pour être la sienne ornée d'une bague de belle importance où ressortait une fleur de lys. Après vérification, il apparut que ce n'était nullement la main et la bague de Mme de Villiers mais une image incrustée dans le reportage qui se glissait là d'elle-même pour ainsi dire par hasard : manipulation typique dont s'excusa plus tard le directeur de l'information de France 2 sans nullement en tirer de conclusion ni proposer réparation. J'ai cité dans un précédent carnet l'affaire "Audrey Pulvar", tout aussi consternante. Le 5 mars, cette journaliste de France 3 interrompit par deux fois Philippe de Villiers pour le contredire et affirmer que les sans-papiers n'étaient nullement bénéficiaires de l'AME (Aide Médicale d'Etat) ; or non seulement elle interrompait l'un de ses invités, ce qu'elle n'aurait sans doute fait pour aucun autre, mais en plus elle avait tort sur le fond de la question, ce que Marie-Laure Augry, médiatrice de la chaîne, finit par reconnaître sans nullement s'excuser ni proposer de rectification publique. Hier encore, lundi 16 avril, la chaîne LCI présentait dans l'un de ses journaux de fin de soirée le discours que Philippe de Villiers venait de prononcer à Toulouse devant un millier de personnes par ces mots : "Le moins que l'on puisse dire est que le candidat souverainiste n'a pas fait dans la finesse" - il s'agissait d'un passage où notre candidat moquait la visite de Ségolène Royal en Chine, ce que bien d'autres avaient fait sans nullement s'attirer de sarcasme. Contre le chef de file du Non, haro général ! Et passons sur la kyrielle de mensonges dont nous sommes abreuvés tous les jours - exemple entre cent, cet article du Monde daté du 12 avril où la correspondante de ce journal à Bruxelles affirmait que l'Allemagne avait ratifié la Constitution européenne, ce qui est strictement faux attendu qu'elle en est empêchée par le Tribunal constitutionnel de Karlsruhe. Passons...
Pendant ce temps le trio de l'Euroland accordait ses violons avec une célérité qui, elle aussi, aura pu étonner. En prônant l'alliance Bayrou-Royal, Messieurs Rocard, Kouchner et quelques autres ont jeté plus tôt que prévu le masque des fausses oppositions électorales, révélant que l'UDF n'était pas seulement compatible avec une UMP avec laquelle ses députés composent la même majorité depuis cinq ans, mais aussi avec le PS. A travers cette compatibilité générale, il faut évidemment comprendre que le trio est parfaitement accordé pour interpréter la vieille partition du dépassement de la nation au bénéfice de l'Europe des régions, de l'OTAN et du libre-échange intégral orchestré par l'OMC. M. Bayrou est, bien entendu, le premier violon idéal pour mettre en musique cette récurrente troisième force qui rappelle tant les dernières années de la IIIème puis de la IVème République et qui mène à chaque fois au désastre. A quand le trio mettant en scène la souveraineté nationale et populaire ?
Dernier étonnement et non le moindre : le grand écart de Nicolas Sarkozy capable d'aller se recueillir à Colombey pour invoquer les mannes du général de Gaulle, comme par hasard à six jours du premier tour, et accompagné de journalistes choisis et dans le même temps de prôner l'adoption de la Constitution supranationale sans recours au référendum - ce mode référendaire qu'il dit d'ailleurs ne pas porter dans son coeur comme s'il n'était pas l'une des clés de la Vème République, tel que l'a voulu le général de Gaulle, lequel l'utilisa cinq fois en dix ans ! Il est vrai que M. Sarkozy, après avoir tout dit et son contraire, a fini ces derniers temps par dire n'importe quoi : on le vit réhabiliter la pensée Gobineau, le déterminisme et l'eugénisme, et on l'entendit même déclarer le vendredi 6 avril à la Mutualité que "les parents ne sont pas membres de la communauté éducative", déclenchant de vives réactions des associations de parents d'élèves.
En réalité, et ce n'est pas là le moindre fait marquant de cette campagne étrange, nul candidat ne pouvait pour la première fois se réclamer explicitement du fondateur de la Vème République - à la seule exception d'un Philippe de Villiers qui, défendant jusqu'au bout la souveraineté nationale et populaire et ce qu'elle seule permet, c'est-à-dire le rétablissement de l'autorité de l'Etat et le service du Bien commun, en défendant aussi l'indépendance nationale face aux hégémonies de tout poil et en rétablissant la fierté d'être Français contre tous les dogmes de la nomenclature, est le seul véritable continuateur du général de Gaulle. Que cela soit, de ce carnet de campagne, le dernier mot.
24 mars 2007
L'impasse Bayrou
Depuis Janvier, les médias font mousser la candidature de François Bayrou (FB). Sa visibilité accrue à la télé a précédée son ascension fulgurante dans les sondages. Sondeurs et journalistes l’ont promu troisième homme officiel de cette élection présidentielle. Nous sommes en pleine manipulation. Au début de la campagne officielle, beaucoup se laissent persuader qu’il leur faudra choisir entre SR, NS ou FB, que les autres candidats n’ont aucune chance, donc aucun intérêt. Au secours !
Ultime manipulation chiraquienne ?
Il ne serait pas surprenant que l’opération soit pilotée par un Chirac ne pouvant se résoudre à l’élection du traître Sarkozy. Dans la République des Copains, où l’Élysée distribue médailles, subventions et emplois, qui ose croire encore à l’indépendance des médias ? En 2002, ils ont crédibilisé la candidature de Le Pen, en mettant l’accent sur les problèmes d’insécurité. On sait qui en a profité, in fine. En 2007, faire monter la sauce Bayrou est le moyen de barrer la route à Sarkozy, malgré le soutien officiel qu’il faut bien lui apporter. Pour le grand rancunier, la défaite de NS serait le point d’orgue d’une vengeance d’autant plus savoureuse qu’elle se matérialise 12 ans après la trahison balladurienne. Machiavélique en diable, comme d’avoir fait voter contre Giscard en 1981. Chirac, qui n’a cessé de trahir son propre camp, se prépare une sortie de scène jubilatoire.
Paradoxes et imposture
Paradoxalement, c’est en dénonçant l’ostracisme de TF1 à son égard que le candidat de l’UDF a commencé sa percée médiatique. C’est la preuve qu’il maîtrise parfaitement les rouages du système, grâce aux conseils et à l’influence des professionnels des médias que sont Philippe Lapousterle, son éminence grise, Jean-François Kahn et Alain Duhamel, entre autres.
Paradoxalement aussi, c’est en raillant la fausse opposition gauche-droite que FB a finit par faire recette. A l’entendre, c’est la rivalité stérile entre les deux principaux partis politiques qui est à l’origine des graves problèmes de la France. Outre que tout a commencé sous Giscard et que l’UDF a largement participé aux gouvernements de la France depuis 30 ans, quelle imposture vu que les deux partis en question ont pratiqué peu ou prou la même politique, dans les faits, sinon dans les discours.
L’homme du système
FB est le troisième candidat officiel d’une caste, d’une soi-disant élite, qui est responsable du déclin de notre pays. Son programme, par ailleurs difficile à cerner, ne représente en rien une rupture avec les pratiques dirigistes et étatiques qui sont la marque des 30 dernières années. C’est bien beau de vouloir faire travailler ensemble les bonnes volontés de droite et de gauche, mais pour faire quelle politique ? Je ne trouve, dans les discours de FB, pas une once d’intention de réformer fondamentalement le fameux « modèle » français, qui est pourtant en faillite. FB fut l’un des premiers à dénoncer le problème de la dette, mais il critique les propositions faites par certains de ne pas remplacer un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. On se demande bien comment il entend résoudre le problème sans réduire drastiquement la voilure étatique.
Impuissance
J’ai été abasourdi par son aveu d’impuissance lors d’une émission de télé récente. Interrogé sur la nécessaire réforme de l’Education Nationale, il déclara qu’elle était impossible sans les syndicats. Sachant que les dits syndicats prônent par (mauvais) calcul ou par idéologie, le status quo sur les statuts, les effectifs, les méthodes pédagogiques et la réforme de l’administration centrale, on se dit que ce n’est pas avec Bayrou que l’on parviendra à moderniser le Mammouth. Pas un mot sur la très nécessaire réforme de la représentativité syndicale bien entendu. D’après lui, la question des méthodes de lecture ne relève même pas de l’autorité du ministre. Alors que les dégâts provoqués par les méthodes globales et semi-globales sont avérés, il propose de faire une étude… Que ne dirait-on pas pour plaire à la gauche !
Révolution ?
Comme NS et SR, FB essaye de trouver les mots qui chantent aux oreilles des Français, qui parlent à leurs désirs contradictoires de changement et de continuité (on veut que çà change mais « touche pas à mes avantages acquis »). Il propose une révolution pacifique, mais reste vague sur les objectifs de cette révolution. Or, la révolution qu’il faut faire dans ce pays c’est, à contre-courant de la pratique gouvernementale depuis des décennies, de redéfinir le rôle de l’Etat et de redonner du (bon) sens à la construction européenne.
La première révolution consiste à recentrer l’Etat français sur ses missions régaliennes. Il faut libérer l’économie de la mainmise étatique. Nous avons besoin d’un Etat modeste, économe et efficace. Y’a du boulot ! Le plein emploi, le pouvoir d’achat, l’avenir de nos retraites, tout cela dépend de notre capacité à réorienter notre investissement collectif vers le secteur privé, seul créateur de richesses et donc seul source de progrès social « durable ».
La deuxième révolution concerne l’avenir du projet européen. Après le « non » de 2005, la France est en position idéale pour proposer à ses partenaires, les autres états européens, un retour à deux principes fondateurs :
1) la coopération entre états souverains, plutôt que la fusion dans un super-Etat fédéral européen , et
2) la préférence communautaire, plutôt que le libre-échangisme à sens unique consenti dans les négotiations internationales par les commissaires européens, aux dépends de nos emplois.
L’Etat français doit se réapproprier certains des pouvoirs concédés à la bureaucratie bruxelloise depuis Maastricht, notamment ceux de légiférer, de fixer le taux de la TVA et de contrôler nos frontières pour lutter contre le terrorisme et l’immigration sauvage.
Recherche homme de caractère désespérément
Ces deux révolutions sont le vrai enjeu de cette élection. Soit nous continuons comme aujourd’hui, et nos carottes sont cuites. Soit le peuple Français se réveille et affirme sa volonté de reprendre en main son destin. Il y a peu de chance que la première de ses révolutions se fasse dans une harmonie toute consensuelle : il y aura des tensions, des mouvements sociaux comme on dit (je note que la France est l’un des derniers pays où l’on tolère que les agents du service public dont l’emploi est garanti à vie fassent la grève). La deuxième ne sera pas aisée, comme toute négociation internationale, mais l’Europe ne sortira de l’impasse actuelle qu’avec le concours de la France. Pour les conduire, il nous faut un homme de conviction, quelqu’un qui fixe un cap ambitieux et fasse preuve de détermination et de fermeté dans les épreuves qui ne manqueront pas de se présenter. Je ne discerne rien de tout cela dans le discours ou dans la personnalité de FB.
L’homme Bayrou
FB plait dans les chaumières, enfin dans certaines. Sa physionomie plutôt sympathique, ses origines terriennes, son allocution lente et docte, ses propos modérés en tous points rassurent une partie de nos concitoyens. Pour ma part, je trouve son expression très alambiquée, à la limite du soporifique, et son discours « ni gauche ni droite » absolument lénifiant.
Même si les sondages indiquent que le soutien pour sa candidature est loin d’être définitif, il est indéniable qu’une frange de la population s’enthousiasme pour la candidature de FB. A gauche, il y a ceux que le « royalisme » laisse perplexes, qui peinent à trouver chez SR les qualités requises pour diriger le pays. A droite, il y a les déçus du chiraquisme qui sont allergiques à Sarkozy ou ne lui pardonnent pas les reniements innombrables et l’inaction des gouvernements auxquels il a participé depuis 5 ans. Tous pensent avoir trouvé une alternative très convenable. Mais à quel prix, et surtout, pour quoi faire ?
Le non-choix
Pour plagier le slogan de Giscard de l’époque, voter Bayrou ce n’est pas le bon choix, c’est l’absence de choix, c’est le « non-choix ». C’est la garantie de l’immobilisme, d’un socialisme à peine moins coûteux que celui du PS. C’est la certitude que les décisions courageuses qui s’imposent ne seront pas prises. A mi-chemin entre SR et NS, FB me donne presque envie de voter NS. Heureusement qu’il y a d’autres choix pour le premier tour…
Ultime manipulation chiraquienne ?
Il ne serait pas surprenant que l’opération soit pilotée par un Chirac ne pouvant se résoudre à l’élection du traître Sarkozy. Dans la République des Copains, où l’Élysée distribue médailles, subventions et emplois, qui ose croire encore à l’indépendance des médias ? En 2002, ils ont crédibilisé la candidature de Le Pen, en mettant l’accent sur les problèmes d’insécurité. On sait qui en a profité, in fine. En 2007, faire monter la sauce Bayrou est le moyen de barrer la route à Sarkozy, malgré le soutien officiel qu’il faut bien lui apporter. Pour le grand rancunier, la défaite de NS serait le point d’orgue d’une vengeance d’autant plus savoureuse qu’elle se matérialise 12 ans après la trahison balladurienne. Machiavélique en diable, comme d’avoir fait voter contre Giscard en 1981. Chirac, qui n’a cessé de trahir son propre camp, se prépare une sortie de scène jubilatoire.
Paradoxes et imposture
Paradoxalement, c’est en dénonçant l’ostracisme de TF1 à son égard que le candidat de l’UDF a commencé sa percée médiatique. C’est la preuve qu’il maîtrise parfaitement les rouages du système, grâce aux conseils et à l’influence des professionnels des médias que sont Philippe Lapousterle, son éminence grise, Jean-François Kahn et Alain Duhamel, entre autres.
Paradoxalement aussi, c’est en raillant la fausse opposition gauche-droite que FB a finit par faire recette. A l’entendre, c’est la rivalité stérile entre les deux principaux partis politiques qui est à l’origine des graves problèmes de la France. Outre que tout a commencé sous Giscard et que l’UDF a largement participé aux gouvernements de la France depuis 30 ans, quelle imposture vu que les deux partis en question ont pratiqué peu ou prou la même politique, dans les faits, sinon dans les discours.
L’homme du système
FB est le troisième candidat officiel d’une caste, d’une soi-disant élite, qui est responsable du déclin de notre pays. Son programme, par ailleurs difficile à cerner, ne représente en rien une rupture avec les pratiques dirigistes et étatiques qui sont la marque des 30 dernières années. C’est bien beau de vouloir faire travailler ensemble les bonnes volontés de droite et de gauche, mais pour faire quelle politique ? Je ne trouve, dans les discours de FB, pas une once d’intention de réformer fondamentalement le fameux « modèle » français, qui est pourtant en faillite. FB fut l’un des premiers à dénoncer le problème de la dette, mais il critique les propositions faites par certains de ne pas remplacer un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. On se demande bien comment il entend résoudre le problème sans réduire drastiquement la voilure étatique.
Impuissance
J’ai été abasourdi par son aveu d’impuissance lors d’une émission de télé récente. Interrogé sur la nécessaire réforme de l’Education Nationale, il déclara qu’elle était impossible sans les syndicats. Sachant que les dits syndicats prônent par (mauvais) calcul ou par idéologie, le status quo sur les statuts, les effectifs, les méthodes pédagogiques et la réforme de l’administration centrale, on se dit que ce n’est pas avec Bayrou que l’on parviendra à moderniser le Mammouth. Pas un mot sur la très nécessaire réforme de la représentativité syndicale bien entendu. D’après lui, la question des méthodes de lecture ne relève même pas de l’autorité du ministre. Alors que les dégâts provoqués par les méthodes globales et semi-globales sont avérés, il propose de faire une étude… Que ne dirait-on pas pour plaire à la gauche !
Révolution ?
Comme NS et SR, FB essaye de trouver les mots qui chantent aux oreilles des Français, qui parlent à leurs désirs contradictoires de changement et de continuité (on veut que çà change mais « touche pas à mes avantages acquis »). Il propose une révolution pacifique, mais reste vague sur les objectifs de cette révolution. Or, la révolution qu’il faut faire dans ce pays c’est, à contre-courant de la pratique gouvernementale depuis des décennies, de redéfinir le rôle de l’Etat et de redonner du (bon) sens à la construction européenne.
La première révolution consiste à recentrer l’Etat français sur ses missions régaliennes. Il faut libérer l’économie de la mainmise étatique. Nous avons besoin d’un Etat modeste, économe et efficace. Y’a du boulot ! Le plein emploi, le pouvoir d’achat, l’avenir de nos retraites, tout cela dépend de notre capacité à réorienter notre investissement collectif vers le secteur privé, seul créateur de richesses et donc seul source de progrès social « durable ».
La deuxième révolution concerne l’avenir du projet européen. Après le « non » de 2005, la France est en position idéale pour proposer à ses partenaires, les autres états européens, un retour à deux principes fondateurs :
1) la coopération entre états souverains, plutôt que la fusion dans un super-Etat fédéral européen , et
2) la préférence communautaire, plutôt que le libre-échangisme à sens unique consenti dans les négotiations internationales par les commissaires européens, aux dépends de nos emplois.
L’Etat français doit se réapproprier certains des pouvoirs concédés à la bureaucratie bruxelloise depuis Maastricht, notamment ceux de légiférer, de fixer le taux de la TVA et de contrôler nos frontières pour lutter contre le terrorisme et l’immigration sauvage.
Recherche homme de caractère désespérément
Ces deux révolutions sont le vrai enjeu de cette élection. Soit nous continuons comme aujourd’hui, et nos carottes sont cuites. Soit le peuple Français se réveille et affirme sa volonté de reprendre en main son destin. Il y a peu de chance que la première de ses révolutions se fasse dans une harmonie toute consensuelle : il y aura des tensions, des mouvements sociaux comme on dit (je note que la France est l’un des derniers pays où l’on tolère que les agents du service public dont l’emploi est garanti à vie fassent la grève). La deuxième ne sera pas aisée, comme toute négociation internationale, mais l’Europe ne sortira de l’impasse actuelle qu’avec le concours de la France. Pour les conduire, il nous faut un homme de conviction, quelqu’un qui fixe un cap ambitieux et fasse preuve de détermination et de fermeté dans les épreuves qui ne manqueront pas de se présenter. Je ne discerne rien de tout cela dans le discours ou dans la personnalité de FB.
L’homme Bayrou
FB plait dans les chaumières, enfin dans certaines. Sa physionomie plutôt sympathique, ses origines terriennes, son allocution lente et docte, ses propos modérés en tous points rassurent une partie de nos concitoyens. Pour ma part, je trouve son expression très alambiquée, à la limite du soporifique, et son discours « ni gauche ni droite » absolument lénifiant.
Même si les sondages indiquent que le soutien pour sa candidature est loin d’être définitif, il est indéniable qu’une frange de la population s’enthousiasme pour la candidature de FB. A gauche, il y a ceux que le « royalisme » laisse perplexes, qui peinent à trouver chez SR les qualités requises pour diriger le pays. A droite, il y a les déçus du chiraquisme qui sont allergiques à Sarkozy ou ne lui pardonnent pas les reniements innombrables et l’inaction des gouvernements auxquels il a participé depuis 5 ans. Tous pensent avoir trouvé une alternative très convenable. Mais à quel prix, et surtout, pour quoi faire ?
Le non-choix
Pour plagier le slogan de Giscard de l’époque, voter Bayrou ce n’est pas le bon choix, c’est l’absence de choix, c’est le « non-choix ». C’est la garantie de l’immobilisme, d’un socialisme à peine moins coûteux que celui du PS. C’est la certitude que les décisions courageuses qui s’imposent ne seront pas prises. A mi-chemin entre SR et NS, FB me donne presque envie de voter NS. Heureusement qu’il y a d’autres choix pour le premier tour…
4 février 2007
C'est çà votre campagne ?
Lamentable !
Le spectacle du pugilat médiatique que se livrent Ségolène Royal (SR) et Nicolas Sarkozy (NS) est d'une indécence... Y a pas à dire : les deux camps ont du talent pour se traiter de tous les noms et rivaliser dans le lyrisme comme dans les promesses d'avenir radieux. Mais pour le reste...
Vivement que la campagne officielle commence pour qu'on entende les autres candidats et qu'on assiste à un semblant de débat sur les vrais enjeux auxquels la France et les Français sont confrontés. Je ne me fais pas d'illusion sur la qualité du débat, mais ce sera sûrement mieux que le mauvais feuilleton actuel.
Positionnement
SR enchaîne les gaffes, NS croit aux sondages. Elle ne sait que nous mettre en garde contre la catastrophe qui s'en suivrait s'il était élu. Il tente de séduire la clientèle traditionnelle du PS, fonctionnaires de l'Education Nationale en tête. Ils sont obnubilés l'un par l'autre. La preuve ? NS vient d'adopter le terme assez fumeux de "valeur travail", inventé par SR. OK, c'est elle qui a commencé avec ses propositions sur le traitement militaire de la délinquance...
De fait, comme Jospin et Chirac en 2002, ils sont pratiquement du même camp, sur l'essentiel. Même si leurs tonalités, pour ne pas dire leurs dialectiques semblent opposées, les réponses qu'ils apportent aux divers problèmes sont issues de la même philosophie du dirigisme et du centralisme étatique teinté d'euro-mondialisme. Ces réponses sont vaines d'ailleurs, car ni l'un ni l'autre ne remettra en cause les traités européens qui restreignent considérablement leur champ d'action futur. Sans compter que tous deux parlent de faire adopter une version à peine modifiée du projet de traité constitutionnel que les Français ont rejeté en 2005.
Aveuglement
A se bouffer le nez, SR et NS risquent de passer à côté d'un aspect majeur de cette élection : une grande majorité de Français ne font plus confiance aux camps dont ils sont les champions. Malgré leurs charmes respectifs, les Français ne leur font pas confiance parce qu'ils ne croient plus aux lendemains qui chantent, ni aux promesses électorales. Ils voient à quel point leur propre situation personnelle et familiale s'est dégradée. Ils devinent à quel point la situation du pays est grave. Et ils savent, intuitivement, qu'on ne sortira pas de l'ornière sans prendre des mesures draconiennes, sans effort individuel et collectif soutenu. Qui leur tient un tel discours de vérité sur la situation réelle du pays et les efforts à venir ? Certainement pas ceux qui ont un mauvais bilan à défendre, ceux dont l'action et l'inaction sont à l'origine des problèmes.
Un tournant historique
Je suis convaincu que les élections de 2007 sont un rendez-vous unique avec l'avenir pour les Français et la France. Soit nous décidons de nous battre, en nous serrant fièrement les coudes, pour renouer avec la prospérité qui fût la nôtre. Et nous nous en donnons les moyens en reprenant certains des pouvoirs concédés au super-Etat européen. Soit nous continuons à sombrer doucement dans la "mollitude" européenne, l'impuissance face à la concurrence mondiale et face à l'immigration, qui finiront de déliter les liens entre Français et conduiront la France à la disparition pure et simple.
J'exagère ? Je ne crois pas. Vous pensez que 2007 n'est pas un horizon absolu, qu'il sera toujours possible de s'en sortir en 2012 ? Pas si sûr. J'y reviendrais.
Le spectacle du pugilat médiatique que se livrent Ségolène Royal (SR) et Nicolas Sarkozy (NS) est d'une indécence... Y a pas à dire : les deux camps ont du talent pour se traiter de tous les noms et rivaliser dans le lyrisme comme dans les promesses d'avenir radieux. Mais pour le reste...
Vivement que la campagne officielle commence pour qu'on entende les autres candidats et qu'on assiste à un semblant de débat sur les vrais enjeux auxquels la France et les Français sont confrontés. Je ne me fais pas d'illusion sur la qualité du débat, mais ce sera sûrement mieux que le mauvais feuilleton actuel.
Positionnement
SR enchaîne les gaffes, NS croit aux sondages. Elle ne sait que nous mettre en garde contre la catastrophe qui s'en suivrait s'il était élu. Il tente de séduire la clientèle traditionnelle du PS, fonctionnaires de l'Education Nationale en tête. Ils sont obnubilés l'un par l'autre. La preuve ? NS vient d'adopter le terme assez fumeux de "valeur travail", inventé par SR. OK, c'est elle qui a commencé avec ses propositions sur le traitement militaire de la délinquance...
De fait, comme Jospin et Chirac en 2002, ils sont pratiquement du même camp, sur l'essentiel. Même si leurs tonalités, pour ne pas dire leurs dialectiques semblent opposées, les réponses qu'ils apportent aux divers problèmes sont issues de la même philosophie du dirigisme et du centralisme étatique teinté d'euro-mondialisme. Ces réponses sont vaines d'ailleurs, car ni l'un ni l'autre ne remettra en cause les traités européens qui restreignent considérablement leur champ d'action futur. Sans compter que tous deux parlent de faire adopter une version à peine modifiée du projet de traité constitutionnel que les Français ont rejeté en 2005.
Aveuglement
A se bouffer le nez, SR et NS risquent de passer à côté d'un aspect majeur de cette élection : une grande majorité de Français ne font plus confiance aux camps dont ils sont les champions. Malgré leurs charmes respectifs, les Français ne leur font pas confiance parce qu'ils ne croient plus aux lendemains qui chantent, ni aux promesses électorales. Ils voient à quel point leur propre situation personnelle et familiale s'est dégradée. Ils devinent à quel point la situation du pays est grave. Et ils savent, intuitivement, qu'on ne sortira pas de l'ornière sans prendre des mesures draconiennes, sans effort individuel et collectif soutenu. Qui leur tient un tel discours de vérité sur la situation réelle du pays et les efforts à venir ? Certainement pas ceux qui ont un mauvais bilan à défendre, ceux dont l'action et l'inaction sont à l'origine des problèmes.
Un tournant historique
Je suis convaincu que les élections de 2007 sont un rendez-vous unique avec l'avenir pour les Français et la France. Soit nous décidons de nous battre, en nous serrant fièrement les coudes, pour renouer avec la prospérité qui fût la nôtre. Et nous nous en donnons les moyens en reprenant certains des pouvoirs concédés au super-Etat européen. Soit nous continuons à sombrer doucement dans la "mollitude" européenne, l'impuissance face à la concurrence mondiale et face à l'immigration, qui finiront de déliter les liens entre Français et conduiront la France à la disparition pure et simple.
J'exagère ? Je ne crois pas. Vous pensez que 2007 n'est pas un horizon absolu, qu'il sera toujours possible de s'en sortir en 2012 ? Pas si sûr. J'y reviendrais.
29 janvier 2007
Débuts du blog "Quelle France demain?"
Une énorme envie
Avec la campagne présidentielle 2007 qui s’officialise, difficile de résister plus longtemps à l'appel du blog, à l'envie de partager de nouveau mes analyses, mes idées et mes espoirs. Comme il y à 5 ans, lorsque j'observais depuis les US le spectacle lamentable de la réélection de Jacques Chirac, après un simulacre de deuxième tour sans débat. De retour au pays depuis 2005, mon envie est encore plus forte qu'alors d'ajouter ma voix à celles qui suggèrent qu'il est urgent que les Français changent d'hommes (et de femmes) politiques.
Constat
Si l'on analyse ce qui se passe dans notre pays depuis deux ou trois décennies, la proposition n'a rien d’outrancier. Gauche et droite se succèdent au pouvoir dans un semblant d'alternance démocratique. Cependant, rien ne bouge vraiment, en tout cas pas dans le bon sens. Pendant la période de mon séjour américain, entre 1999 et 2005, le principal changement qui semble s'être opéré est celui d'un double renoncement : celui du peuple français à tout espoir de lendemains meilleurs et celui de nos élus à l'exercice du pouvoir.
La situation de la France est proprement dramatique :
- la croissance est évanescente
- l'Etat est endetté bien au-delà du raisonnable
- le taux de chômage est l'un des plus élevés d’Europe
- la pauvreté est devenue endémique
- le pouvoir d'achat des Français s’érode sous le poids des impôts
- l’Etat se mêle de tout, et ne réussit rien
- toute tentative de réforme est repoussée dans la rue
Quant à nos élus, ils en sont réduits aux vocalises, aux manifestations très médiatiques de leur indignation compassionnelle et, somme toute, de leur impuissance. Après avoir délibérément abandonné aux technocrates européens le pouvoir de faire les choix importants pour notre quotidien et notre avenir, il ne leur reste plus qu'à voter des lois inutiles et liberticides.
Changer de classe politique
Les hommes et femmes à qui nous avons confié le pouvoir depuis 30 ans ont échoué. Lamentablement et à plusieurs reprises. Il faut donc en changer ! Il serait nettement préférable que ce changement s'effectue dans le cadre d'élections démocratiques, et non à la faveur d'une de ces révolutions violentes dont nous avons le secret. Les Français ont déjà envoyé deux coups de semonces très sérieux aux partis du pouvoir en place. Il y à de grandes chances qu'ils les sanctionnent définitivement à l'occasion de la présidentielle, puis des législatives, de 2007.
Nouveaux visages
Ségolène Royal est charmante mais elle et le PS s’adonnent au socialisme le plus archaïque, comme à l’époque où Tonton voulait « changer la vie ». Quant à Nicolas Sarkozy et ses copains de l'UMP, comment leur faire confiance ? Pourquoi feraient-ils en 2007 ce qu'ils n'ont pas fait depuis 2002 ? Les représentants de la nomenklatura politico-médiatique s'attachent d'ores et déjà à nous présenter le duel Royal-Sarkozy comme inéluctable au deuxième tour. A grand renfort de sondages, les manipulateurs d'épouvantails parlent de « vote utile » dès le premier tour. Ils tentent de nous voler cette élection. Il faut leur tenir tête, et c'est bien ce que j'ai l'intention de faire ici. Pour éviter la faillite nationale (façon Argentine) et sortir le pays de l'impasse collectivo-dirigiste, élisons en 2007 une nouvelle génération d'hommes et de femmes, issus et représentatifs de la société française dans sa diversité.
Qui alors ?
Il est trop tôt pour savoir lequel ou lesquels des candidats à la présidentielle sauront attirer à eux suffisamment de suffrages pour représenter une alternative aux candidats hyper médiatisés de l'UMP et du PS. Bayrou ? Villiers ? Dupont-Aignan ? Le Pen ? Les semaines qui viennent vont être très intéressantes de ce point de vue. Je m'attacherai sur ce blog à promouvoir les vraies bonnes idées et les candidatures intéressantes de mon point de vue. Une chose est sûre : l'avenir de la France, son visage futur, son existence même à long terme, se décident en 2007. Les Français le sentent, ils seront au rendez-vous.
Blogons
Comme il s'agit d'un hobby et que j'ai un boulot prenant, je préviens que je ne pourrai pas poster quotidiennement. Je vais m'efforcer d'être régulier cependant. Je serai plus bref que par le passé (cf certains des textes postés en 2002 sur mon site familial, qui sont sur ce blog pour mémoire et référence). Vos commentaires et contributions sont les bienvenus !
Avec la campagne présidentielle 2007 qui s’officialise, difficile de résister plus longtemps à l'appel du blog, à l'envie de partager de nouveau mes analyses, mes idées et mes espoirs. Comme il y à 5 ans, lorsque j'observais depuis les US le spectacle lamentable de la réélection de Jacques Chirac, après un simulacre de deuxième tour sans débat. De retour au pays depuis 2005, mon envie est encore plus forte qu'alors d'ajouter ma voix à celles qui suggèrent qu'il est urgent que les Français changent d'hommes (et de femmes) politiques.
Constat
Si l'on analyse ce qui se passe dans notre pays depuis deux ou trois décennies, la proposition n'a rien d’outrancier. Gauche et droite se succèdent au pouvoir dans un semblant d'alternance démocratique. Cependant, rien ne bouge vraiment, en tout cas pas dans le bon sens. Pendant la période de mon séjour américain, entre 1999 et 2005, le principal changement qui semble s'être opéré est celui d'un double renoncement : celui du peuple français à tout espoir de lendemains meilleurs et celui de nos élus à l'exercice du pouvoir.
La situation de la France est proprement dramatique :
- la croissance est évanescente
- l'Etat est endetté bien au-delà du raisonnable
- le taux de chômage est l'un des plus élevés d’Europe
- la pauvreté est devenue endémique
- le pouvoir d'achat des Français s’érode sous le poids des impôts
- l’Etat se mêle de tout, et ne réussit rien
- toute tentative de réforme est repoussée dans la rue
Quant à nos élus, ils en sont réduits aux vocalises, aux manifestations très médiatiques de leur indignation compassionnelle et, somme toute, de leur impuissance. Après avoir délibérément abandonné aux technocrates européens le pouvoir de faire les choix importants pour notre quotidien et notre avenir, il ne leur reste plus qu'à voter des lois inutiles et liberticides.
Changer de classe politique
Les hommes et femmes à qui nous avons confié le pouvoir depuis 30 ans ont échoué. Lamentablement et à plusieurs reprises. Il faut donc en changer ! Il serait nettement préférable que ce changement s'effectue dans le cadre d'élections démocratiques, et non à la faveur d'une de ces révolutions violentes dont nous avons le secret. Les Français ont déjà envoyé deux coups de semonces très sérieux aux partis du pouvoir en place. Il y à de grandes chances qu'ils les sanctionnent définitivement à l'occasion de la présidentielle, puis des législatives, de 2007.
Nouveaux visages
Ségolène Royal est charmante mais elle et le PS s’adonnent au socialisme le plus archaïque, comme à l’époque où Tonton voulait « changer la vie ». Quant à Nicolas Sarkozy et ses copains de l'UMP, comment leur faire confiance ? Pourquoi feraient-ils en 2007 ce qu'ils n'ont pas fait depuis 2002 ? Les représentants de la nomenklatura politico-médiatique s'attachent d'ores et déjà à nous présenter le duel Royal-Sarkozy comme inéluctable au deuxième tour. A grand renfort de sondages, les manipulateurs d'épouvantails parlent de « vote utile » dès le premier tour. Ils tentent de nous voler cette élection. Il faut leur tenir tête, et c'est bien ce que j'ai l'intention de faire ici. Pour éviter la faillite nationale (façon Argentine) et sortir le pays de l'impasse collectivo-dirigiste, élisons en 2007 une nouvelle génération d'hommes et de femmes, issus et représentatifs de la société française dans sa diversité.
Qui alors ?
Il est trop tôt pour savoir lequel ou lesquels des candidats à la présidentielle sauront attirer à eux suffisamment de suffrages pour représenter une alternative aux candidats hyper médiatisés de l'UMP et du PS. Bayrou ? Villiers ? Dupont-Aignan ? Le Pen ? Les semaines qui viennent vont être très intéressantes de ce point de vue. Je m'attacherai sur ce blog à promouvoir les vraies bonnes idées et les candidatures intéressantes de mon point de vue. Une chose est sûre : l'avenir de la France, son visage futur, son existence même à long terme, se décident en 2007. Les Français le sentent, ils seront au rendez-vous.
Blogons
Comme il s'agit d'un hobby et que j'ai un boulot prenant, je préviens que je ne pourrai pas poster quotidiennement. Je vais m'efforcer d'être régulier cependant. Je serai plus bref que par le passé (cf certains des textes postés en 2002 sur mon site familial, qui sont sur ce blog pour mémoire et référence). Vos commentaires et contributions sont les bienvenus !
3 janvier 2007
Questions à Philippe de Villiers à l’aube de la campagne présidentielle 2007
Cher Monsieur,
L’élection présidentielle approche et je m’interroge quant à l’opportunité de soutenir et promouvoir votre candidature. Ce document résume mes interrogations et sert à vous faire part de quelques suggestions. Puisse-t-il vous aider à affiner votre stratégie de campagne et à mieux répondre aux attentes des Français qui, comme moi, se désolent du déclin de la France et trouvent peu de raison d’espérer dans la classe politique au pouvoir depuis 30 ans. Votre réponse m’obligerait, soyez en remercié à l’avance.
Pour quoi faire ?
Ma première question, fondamentale, concerne vos buts. A ce jour, il me semble que vos chances d’arriver au second tour sont très faibles. Aussi, j’aimerais savoir pourquoi vous vous présentez : quel est votre objectif ?
L’élection présidentielle approche et je m’interroge quant à l’opportunité de soutenir et promouvoir votre candidature. Ce document résume mes interrogations et sert à vous faire part de quelques suggestions. Puisse-t-il vous aider à affiner votre stratégie de campagne et à mieux répondre aux attentes des Français qui, comme moi, se désolent du déclin de la France et trouvent peu de raison d’espérer dans la classe politique au pouvoir depuis 30 ans. Votre réponse m’obligerait, soyez en remercié à l’avance.
Pour quoi faire ?
Ma première question, fondamentale, concerne vos buts. A ce jour, il me semble que vos chances d’arriver au second tour sont très faibles. Aussi, j’aimerais savoir pourquoi vous vous présentez : quel est votre objectif ?
- Faire plus de 5% afin que l’Etat rembourse vos frais de campagne ?
- Atteindre entre 8% et 10% pour exister sur l’échiquier politique français en vue de 2012 ?
- Obtenir un ministère dans le prochain gouvernement ? Sarkozy pourrait vous le proposer si vous faites un score honorable sans l’empêcher d’accéder au second tour, et, bien entendu, si vous appelez à voter pour lui au second tour…
- Espérez-vous sérieusement effacer des candidats « lourds » comme Sarkozy et Le Pen au premier tour, pour affronter et battre Ségolène Royal au second tour ?
Argumentaire
Beaucoup de gens qui adhérent aux idées que vous défendez vont voter Sarkozy au premier tour, même s’ils ne sont convaincus ni par l’homme ni par le programme, par peur de contribuer à l’élection de Ségolène Royal. Que dites-vous à ces gens-là ? 2002 ayant prouvé qu’une élection présidentielle peut se jouer au premier tour, comment convaincre les électeurs de droite que voter Villiers en 2007 ne desservira pas Sarkozy en faveur de Le Pen, ce qui favoriserait in fine Madame Royal ? A moins que vous n’ayez une ambition ministérielle, ne serait-il pas opportun de critiquer ouvertement le programme classiquement étatiste de l’UMP, et de semer le doute dans les esprits de droite quant à la capacité de Nicolas Sarkozy à mettre en œuvre la moitié de son programme, comme Chirac avant lui ?
Le Pen
Il est évident que les déçus du chiraquisme se reporteront plus naturellement sur vous si Jean-Marie Le Pen ne peut se présenter, faute d’avoir accumulé les 500 signatures requises. Pourquoi ne pas attaquer plus frontalement Le Pen sur ses nombreux points faibles (programme incohérent, incapacité à passer le second tour puis à gouverner le pays, âge, provocations en tous genres, etc), afin d’inciter les maires de France à ne pas lui donner leur parrainage et de préparer le terrain dans l’opinion publique ?
Droite patriotique de gouvernement ?
Avec qui gouvernerez-vous si vous êtes élu ? Le MPF ne donne pas l’image d’un parti de gouvernement. Jusqu'à présent, on ne voit que vous et Guillaume Pelletier. La jeunesse de ce dernier est certes compensée par son dynamisme, mais qui compose l’équipe qui mettra en œuvre votre programme une fois élu ? On ne peut qu’espérer que vous donnerez une plus grande visibilité dans votre campagne aux membres de votre future équipe gouvernementale, composée on peut l’imaginer d’élus du MPF et de personnalités compétentes issues de la société civile. Il vous faut absolument « marketer » votre équipe, ce que ses membres ont pu accomplir dans leurs parcours respectifs, autant que ce que vous avez fait vous-même en Vendée.
Les intellectuels
Combattant la chape de plomb de la pensée unique, des auteurs ont publié des analyses décapantes sur la réalité dramatique de notre pays (Nicolas Baverez, Charles Gave, Mathieu Laine, Nicolas Lecaussin, etc). Grâce à Internet, les idées nécessaires au renouveau se répandent, issues de « think tanks », associations et autres sites web à vocation politique (l’Ifrap, Contribuables Associes, Liberté Chérie, Liberté Politique, Conscience Politique, les 4 vérités, etc). Où sont les intellectuels dans votre dispositif ? Mis à part les résidents du MPF, quels sont ceux qui soutiendront ouvertement votre candidature ? Vous aurez besoin de leur soutien pour réformer face aux syndicats révolutionnaires. Pourquoi ne pas mettre à contribution les bonnes volontés parmi ces têtes pensantes, en leur demandant de coopérer à la formulation d’une stratégie de redressement, un projet à long terme et non-partisan pour sortir la France et l’Europe de l’impasse socialo-étatique ?
Alliance pour la France
Un certain nombre de « petits candidats annoncés » partagent vos analyses sur l’essentiel et mettent en avant les solutions éprouvées à l’étranger mais jamais mise en œuvre dans notre pays, qui sont fondées sur le primat de la liberté et de la responsabilité. Tous ont à cœur de voir le paysage politique français se renouveler et se posent en alternative à la caste des techno-fonctionnaires qui accapare le pouvoir depuis 30 ans (dans un semblant d’alternance gauche-droite), et dont le seul but est de préserver ses privilèges et sa mainmise sur le pays. Individuellement, ces candidats n’ont aucune chance. Collectivement, ils représentent peut être l’avenir politique de la France. Pourquoi ne pas tenter de fédérer ces candidatures en créant une « Alliance pour la France », regroupant les divers candidats non-alignés, libéraux, indépendants et autres chasseurs, avant que la collecte des signatures ne soit terminée pour tous ? L’on peut espérer que ces candidats ont plus à cœur l’intérêt du pays que leur propre ego, mais peut-être suis-je trop optimiste. Saurez-vous créer une plateforme commune de gouvernement et déployer la diplomatie nécessaire pour convaincre Nicolas Dupont-Aignan, Edouard Fillias, Claude Reichmann et autres de rallier votre panache blanc ? Qui sait, peut-être feront-ils des émules au sein de l’UMP (Rachid Kaci, Christine Boutin, Alain Madelin), à l’UDF (Christian Blanc), voire au FN…
Etoffez-moi çà !
Je redoute que les Français ne s’abandonnent au fantasme d’être dirigés par une « mama » socialiste et sexy comme Ségolène Royal. Malgré les efforts de Nicolas Sarkozy, je crains que l’UMP ne paye le prix des inconsistances chiraquiennes depuis 1995. Le Pen ne passera pas plus en 2007 qu’en 2002. Il reste vous-même. Je crois à votre honnêteté, à la justesse de vos analyses, à votre capacité de prendre les décisions qui s’imposent. Vos qualités de leader sont évidentes, mais saurez-vous les mettre en œuvre ? Pour incarner l’espoir que bon nombre de Français n’ont plus en l’avenir, il est indispensable que votre candidature ne soit pas celle, étroite, d’un jeune parti politique, aussi sympathique soit-il. Ni seulement la candidature du non à la constitution européenne. Votre cœur de cible ce sont les électeurs de l’UMP et du FN, il vous faut donc attaquer Le Pen et Sarkozy bille en tête. Vous devez devenir le candidat du vrai changement pour tous les déçus du chiraquisme, pour les Français qui refusent que l’Etat décide de tout a leur place et gaspille le fruit de leur travail sans parvenir à résoudre le moindre de leurs problèmes quotidiens. S’il n’est pas trop tard, créez une « Alliance pour la France » afin que votre candidature soit soutenue par d’autres mouvements que le seul MPF et pour étoffer votre équipe de talents extérieurs. Recrutez des soutiens dans la société civile, chez les intellectuels, les leaders d’opinion. Mettez en avant les futurs membres de votre gouvernement. Faites en sorte que le MPF prenne visiblement de la bouteille, afin d’être perçu comme une alternative crédible aux partis au pouvoir depuis 30 ans.
En vous remerciant de votre attention.
Stéphane de Saint Albin
Beaucoup de gens qui adhérent aux idées que vous défendez vont voter Sarkozy au premier tour, même s’ils ne sont convaincus ni par l’homme ni par le programme, par peur de contribuer à l’élection de Ségolène Royal. Que dites-vous à ces gens-là ? 2002 ayant prouvé qu’une élection présidentielle peut se jouer au premier tour, comment convaincre les électeurs de droite que voter Villiers en 2007 ne desservira pas Sarkozy en faveur de Le Pen, ce qui favoriserait in fine Madame Royal ? A moins que vous n’ayez une ambition ministérielle, ne serait-il pas opportun de critiquer ouvertement le programme classiquement étatiste de l’UMP, et de semer le doute dans les esprits de droite quant à la capacité de Nicolas Sarkozy à mettre en œuvre la moitié de son programme, comme Chirac avant lui ?
Le Pen
Il est évident que les déçus du chiraquisme se reporteront plus naturellement sur vous si Jean-Marie Le Pen ne peut se présenter, faute d’avoir accumulé les 500 signatures requises. Pourquoi ne pas attaquer plus frontalement Le Pen sur ses nombreux points faibles (programme incohérent, incapacité à passer le second tour puis à gouverner le pays, âge, provocations en tous genres, etc), afin d’inciter les maires de France à ne pas lui donner leur parrainage et de préparer le terrain dans l’opinion publique ?
Droite patriotique de gouvernement ?
Avec qui gouvernerez-vous si vous êtes élu ? Le MPF ne donne pas l’image d’un parti de gouvernement. Jusqu'à présent, on ne voit que vous et Guillaume Pelletier. La jeunesse de ce dernier est certes compensée par son dynamisme, mais qui compose l’équipe qui mettra en œuvre votre programme une fois élu ? On ne peut qu’espérer que vous donnerez une plus grande visibilité dans votre campagne aux membres de votre future équipe gouvernementale, composée on peut l’imaginer d’élus du MPF et de personnalités compétentes issues de la société civile. Il vous faut absolument « marketer » votre équipe, ce que ses membres ont pu accomplir dans leurs parcours respectifs, autant que ce que vous avez fait vous-même en Vendée.
Les intellectuels
Combattant la chape de plomb de la pensée unique, des auteurs ont publié des analyses décapantes sur la réalité dramatique de notre pays (Nicolas Baverez, Charles Gave, Mathieu Laine, Nicolas Lecaussin, etc). Grâce à Internet, les idées nécessaires au renouveau se répandent, issues de « think tanks », associations et autres sites web à vocation politique (l’Ifrap, Contribuables Associes, Liberté Chérie, Liberté Politique, Conscience Politique, les 4 vérités, etc). Où sont les intellectuels dans votre dispositif ? Mis à part les résidents du MPF, quels sont ceux qui soutiendront ouvertement votre candidature ? Vous aurez besoin de leur soutien pour réformer face aux syndicats révolutionnaires. Pourquoi ne pas mettre à contribution les bonnes volontés parmi ces têtes pensantes, en leur demandant de coopérer à la formulation d’une stratégie de redressement, un projet à long terme et non-partisan pour sortir la France et l’Europe de l’impasse socialo-étatique ?
Alliance pour la France
Un certain nombre de « petits candidats annoncés » partagent vos analyses sur l’essentiel et mettent en avant les solutions éprouvées à l’étranger mais jamais mise en œuvre dans notre pays, qui sont fondées sur le primat de la liberté et de la responsabilité. Tous ont à cœur de voir le paysage politique français se renouveler et se posent en alternative à la caste des techno-fonctionnaires qui accapare le pouvoir depuis 30 ans (dans un semblant d’alternance gauche-droite), et dont le seul but est de préserver ses privilèges et sa mainmise sur le pays. Individuellement, ces candidats n’ont aucune chance. Collectivement, ils représentent peut être l’avenir politique de la France. Pourquoi ne pas tenter de fédérer ces candidatures en créant une « Alliance pour la France », regroupant les divers candidats non-alignés, libéraux, indépendants et autres chasseurs, avant que la collecte des signatures ne soit terminée pour tous ? L’on peut espérer que ces candidats ont plus à cœur l’intérêt du pays que leur propre ego, mais peut-être suis-je trop optimiste. Saurez-vous créer une plateforme commune de gouvernement et déployer la diplomatie nécessaire pour convaincre Nicolas Dupont-Aignan, Edouard Fillias, Claude Reichmann et autres de rallier votre panache blanc ? Qui sait, peut-être feront-ils des émules au sein de l’UMP (Rachid Kaci, Christine Boutin, Alain Madelin), à l’UDF (Christian Blanc), voire au FN…
Etoffez-moi çà !
Je redoute que les Français ne s’abandonnent au fantasme d’être dirigés par une « mama » socialiste et sexy comme Ségolène Royal. Malgré les efforts de Nicolas Sarkozy, je crains que l’UMP ne paye le prix des inconsistances chiraquiennes depuis 1995. Le Pen ne passera pas plus en 2007 qu’en 2002. Il reste vous-même. Je crois à votre honnêteté, à la justesse de vos analyses, à votre capacité de prendre les décisions qui s’imposent. Vos qualités de leader sont évidentes, mais saurez-vous les mettre en œuvre ? Pour incarner l’espoir que bon nombre de Français n’ont plus en l’avenir, il est indispensable que votre candidature ne soit pas celle, étroite, d’un jeune parti politique, aussi sympathique soit-il. Ni seulement la candidature du non à la constitution européenne. Votre cœur de cible ce sont les électeurs de l’UMP et du FN, il vous faut donc attaquer Le Pen et Sarkozy bille en tête. Vous devez devenir le candidat du vrai changement pour tous les déçus du chiraquisme, pour les Français qui refusent que l’Etat décide de tout a leur place et gaspille le fruit de leur travail sans parvenir à résoudre le moindre de leurs problèmes quotidiens. S’il n’est pas trop tard, créez une « Alliance pour la France » afin que votre candidature soit soutenue par d’autres mouvements que le seul MPF et pour étoffer votre équipe de talents extérieurs. Recrutez des soutiens dans la société civile, chez les intellectuels, les leaders d’opinion. Mettez en avant les futurs membres de votre gouvernement. Faites en sorte que le MPF prenne visiblement de la bouteille, afin d’être perçu comme une alternative crédible aux partis au pouvoir depuis 30 ans.
En vous remerciant de votre attention.
Stéphane de Saint Albin
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