22 avril 2007
Tout faux !
21 avril 2007
Pronostic pour le 1er tour de la présidentielle
- Forte participation (80%), avec 5% de votes blancs ou nuls, soit près de 34 millions de votes exprimés « valables » ;
- La droite sera largement majoritaire, avec deux tiers des voix, la gauche ne totalisant, dans le pire des cas, que 40% des voix. Bien que Bayrou se soit positionné très à gauche, je comptabilise le vote UDF comme un vote de droite ;
- Sarkozy sera au second tour, mais avec seulement 22 ou 23% des voix, bien loin des 28 à 30% annoncés par les instituts de sondages depuis des mois ;
- Il y a des chances qu’il soit opposé à Jean-Marie Le Pen, qui pourrait faire jusqu'à 22%. A moins qu’un bon score de Philippe de Villiers, que j’appelle de mes vœux, associé à un sursaut socialiste (20%, voir ci-dessous), nous épargne un nouveau score de République bananière le 6 mai prochain ;
- Il n’est pas impossible que François Bayrou accède au 2ème tour, mais il faudrait qu’un tiers au moins des 40% d’indécis le choisisse. C’est peu probable. Je le vois plutôt aux alentours des 10%, voire en dessous si les électeurs de gauche qui ont envisagés de voter pour lui reviennent finalement au bercail ;
- Contrairement aux prévisions des sondeurs, il n’est pas sûr que Ségolène Royal atteigne les 20% et qu’elle soit donc au 2ème tour. Score maximal de 23%, en cas de réflexe utile dans l'électorat socialiste, qui ne s'éparpillerait finalement pas entre Bayrou et l’extrême gauche ;
- Olivier Besancenot devrait faire un très bon score pour un trotskyste. Je lui donne jusqu’à 8%. Je pari en effet que 20% des indécis vont se porter sur le jeune facteur. Il devrait largement devancer les autres candidats d’extrême gauche ;
- Je donne 3% à Bové et Buffet, 1,5% à Voynet et Laguiller et 0,5% à Schivardi. Au total, l’extrême gauche ferait jusqu'à 17% ;
- Je vois Nihous dans les 3 ou 4%, soit deux fois plus que Voynet ;
- Philippe de Villiers, contrairement aux prévisions des sondeurs et malgré l’ostracisme dont ont fait preuve les médias à son égard, fera au minimum 5%, et peut aller jusqu’à 10% si un grand nombre d’indécis se portent sur lui ;
Les Français en ont ras le bol de la classe politique, de ses technocrates-fonctionnaires qui ont monopolisé le pouvoir depuis 30 ans. La situation du pays est grave, les Français le sentent bien. Malgré les manipulations sondageo-médiatiques, ils vont voter pour que les choses changent vraiment. Ils ne vont pas voter pour ramener au pouvoir les sectaires tout-étatistes du PS, ni pour maintenir au gouvernement les impuissants de « droiche » (la droite qui se prend pour la gauche, celle de Bayrou et Sarkozy). Le vrai vote utile à droite, c’est le vote Villiers, car c’est celui qui permet d’éviter un remake de 2002 et d’ancrer à droite le gouvernement de la France pour les 5 années à venir.
17 avril 2007
Derniers jours
sur www.pourlafrance.fr
Voici venu ce qui sera sans doute le dernier "carnet" de cette campagne qui, je l'avoue, m'aura étonné tout du long et qui m'étonnera, je l'espère, jusqu'au soir du premier tour. Tout dépend encore des dernières forces que nous jetterons dans la bataille des derniers jours. Le plus grand étonnement est l'impudence avec lequel le Système se permet de formater l'opinion, allant très loin dans ce que Pierre-André Taguieff et à sa suite Mathieu Baumier appellent la post-démocratie. L'orchestration médiatique du trio de l'Euroland a atteint des sommets, et l'on ne tarda pas à voir que nos grands oligarques avaient si mal digéré le Non français à la Constitution européenne qu'ils ont très tôt préparé la présidentielle comme une revanche. Les Français ont dit Non ? Il fallait au plus vite organiser la compétition entre les candidats à l'évidence présélectionnés pour qu'ils corrigent le tir et disent Oui à leur place. Un an après le référendum, c'est-à-dire un an avant les présidentielles, le Figaro du 2 mai 2006 titrait déjà : "Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se détachent" - c'est ce que la batterie des sondages n'eut de cesse de confirmer depuis lors moyennant de multiples tripatouillages.
Quant aux hérauts du Non, Laurent Fabius et Philippe de Villiers, ils furent vite en bute l'un à la revanche du parti, l'autre à une sorte de diabolisation plus éhontée qu'on ne vit jamais. On sait (ou plutôt on ne sait pas assez...) à quel point le règne de l'audiovisuel peut formater les esprits en modifiant le son, par exemple en déformant la voix, et l'image, par exemple en plaçant la caméra de telle ou telle façon pour alimenter la caricature. Il y a quelques jours le service public offrit un saisissant exemple de manipulation en interrogeant Mme Dominique de Villiers assistant à la grande réunion publique de Nantes. Tandis que celle-ci expliquait qu'elle partageait les opinions de son mari, on vit à l'image une main qui pouvait passer pour être la sienne ornée d'une bague de belle importance où ressortait une fleur de lys. Après vérification, il apparut que ce n'était nullement la main et la bague de Mme de Villiers mais une image incrustée dans le reportage qui se glissait là d'elle-même pour ainsi dire par hasard : manipulation typique dont s'excusa plus tard le directeur de l'information de France 2 sans nullement en tirer de conclusion ni proposer réparation. J'ai cité dans un précédent carnet l'affaire "Audrey Pulvar", tout aussi consternante. Le 5 mars, cette journaliste de France 3 interrompit par deux fois Philippe de Villiers pour le contredire et affirmer que les sans-papiers n'étaient nullement bénéficiaires de l'AME (Aide Médicale d'Etat) ; or non seulement elle interrompait l'un de ses invités, ce qu'elle n'aurait sans doute fait pour aucun autre, mais en plus elle avait tort sur le fond de la question, ce que Marie-Laure Augry, médiatrice de la chaîne, finit par reconnaître sans nullement s'excuser ni proposer de rectification publique. Hier encore, lundi 16 avril, la chaîne LCI présentait dans l'un de ses journaux de fin de soirée le discours que Philippe de Villiers venait de prononcer à Toulouse devant un millier de personnes par ces mots : "Le moins que l'on puisse dire est que le candidat souverainiste n'a pas fait dans la finesse" - il s'agissait d'un passage où notre candidat moquait la visite de Ségolène Royal en Chine, ce que bien d'autres avaient fait sans nullement s'attirer de sarcasme. Contre le chef de file du Non, haro général ! Et passons sur la kyrielle de mensonges dont nous sommes abreuvés tous les jours - exemple entre cent, cet article du Monde daté du 12 avril où la correspondante de ce journal à Bruxelles affirmait que l'Allemagne avait ratifié la Constitution européenne, ce qui est strictement faux attendu qu'elle en est empêchée par le Tribunal constitutionnel de Karlsruhe. Passons...
Pendant ce temps le trio de l'Euroland accordait ses violons avec une célérité qui, elle aussi, aura pu étonner. En prônant l'alliance Bayrou-Royal, Messieurs Rocard, Kouchner et quelques autres ont jeté plus tôt que prévu le masque des fausses oppositions électorales, révélant que l'UDF n'était pas seulement compatible avec une UMP avec laquelle ses députés composent la même majorité depuis cinq ans, mais aussi avec le PS. A travers cette compatibilité générale, il faut évidemment comprendre que le trio est parfaitement accordé pour interpréter la vieille partition du dépassement de la nation au bénéfice de l'Europe des régions, de l'OTAN et du libre-échange intégral orchestré par l'OMC. M. Bayrou est, bien entendu, le premier violon idéal pour mettre en musique cette récurrente troisième force qui rappelle tant les dernières années de la IIIème puis de la IVème République et qui mène à chaque fois au désastre. A quand le trio mettant en scène la souveraineté nationale et populaire ?
Dernier étonnement et non le moindre : le grand écart de Nicolas Sarkozy capable d'aller se recueillir à Colombey pour invoquer les mannes du général de Gaulle, comme par hasard à six jours du premier tour, et accompagné de journalistes choisis et dans le même temps de prôner l'adoption de la Constitution supranationale sans recours au référendum - ce mode référendaire qu'il dit d'ailleurs ne pas porter dans son coeur comme s'il n'était pas l'une des clés de la Vème République, tel que l'a voulu le général de Gaulle, lequel l'utilisa cinq fois en dix ans ! Il est vrai que M. Sarkozy, après avoir tout dit et son contraire, a fini ces derniers temps par dire n'importe quoi : on le vit réhabiliter la pensée Gobineau, le déterminisme et l'eugénisme, et on l'entendit même déclarer le vendredi 6 avril à la Mutualité que "les parents ne sont pas membres de la communauté éducative", déclenchant de vives réactions des associations de parents d'élèves.
En réalité, et ce n'est pas là le moindre fait marquant de cette campagne étrange, nul candidat ne pouvait pour la première fois se réclamer explicitement du fondateur de la Vème République - à la seule exception d'un Philippe de Villiers qui, défendant jusqu'au bout la souveraineté nationale et populaire et ce qu'elle seule permet, c'est-à-dire le rétablissement de l'autorité de l'Etat et le service du Bien commun, en défendant aussi l'indépendance nationale face aux hégémonies de tout poil et en rétablissant la fierté d'être Français contre tous les dogmes de la nomenclature, est le seul véritable continuateur du général de Gaulle. Que cela soit, de ce carnet de campagne, le dernier mot.
10 avril 2007
Philippe de Villiers au premier tour
Il reste quinze jours avant le premier tour de la présidentielle. J’ai expliqué pourquoi je ne voterai pas pour NS, et encore moins pour FB. Mon candidat du premier tour, c’est Philippe de Villiers (P2V), et voici pourquoi.
Tout commence avec la présidentielle
Ma conviction profonde, affichée sur le fronton de ce blog, est que le salut passe par le renouvellement de la classe politique. Pour sortir de la crise, il faut d’abord sanctionner nos « irresponsables » politiques. Plus occupés à préserver leurs avantages qu’à défendre les intérêts des Français, les élus UMP, UDF et PS ont mis le pays sur la paille (2 000 milliards de dette, 10% de chômeurs, 25% chez les jeunes, 50 000 voitures brûlées, etc), avant d’abdiquer en faveur de la bureaucratie européenne. Après les coups de semonces de 2002 et 2005, il y a de grandes chances que le verdict de 2007 soit sans appel : dehors, du balai ! J’espère que dans un réflexe salutaire, les Français vont utiliser les échéances électorales des 12 prochains mois pour appeler au pouvoir une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques. D’abord en Avril-Mai, lors de la présidentielle, puis aux législatives de Juin, et enfin aux municipales de Mars 2008.
Priorités
Sortir la France de la spirale du déclin est un chantier gigantesque qui nécessitera des efforts de la part de tous. Il faudra au moins deux quinquennats. Elu par le peuple pour remettre la France sur les rails de la prospérité, le futur président de la République devra donner au gouvernement, à l’Etat et aux partenaires sociaux des priorités et des objectifs clairs. Voici les 12 objectifs prioritaires que je fixerai si j’étais à sa place :
- Libérer le travail et le pouvoir d’achat en baissant les charges sociales et les impôts, en annulant les 35 heures et en simplifiant le code du travail,
- Obtenir que la politique monétaire européenne soit mise au service de la croissance et des exportations européennes,
- Reformer la représentation syndicale et le droit de grève (vote à bulletin secret), instaurer le service minimum dans les transports,
- Réduire les dépenses publiques, à commencer par celles de l’Etat, en donnant priorité budgétaire aux fonctions régaliennes (police, armées, justice),
- Relancer la construction européenne sur les bases de la coopération libre entre états et de la préférence communautaire,
- Mettre un terme aux négociations d’adhésion de la Turquie à la Communauté Européenne, proposer plutôt un partenariat privilégié,
- Obtenir la mise en place de tarifs douaniers européens pour que l’Europe nous protège contre les délocalisations,
- Adapter les formations dispensées par l’école et l’université aux besoins du monde du travail, développer l’apprentissage,
- Tarir les causes de l’immigration, en supprimant les aides diverses aux personnes en situation irrégulière et en investissant dans le co-développement,
- Rétablir les contrôles aux frontières nationales, pour lutter contre le terrorisme et le grand banditisme et contrôler les flux migratoires,
- Réinvestir les territoires interdits de la république, arrêter les leaders, créer des peines minimums automatiques, y compris pour les mineurs,
- Faire en sorte que l’Assemblée Nationale soit représentative de la société française en instaurant une dose de proportionnelle et en forçant tout fonctionnaire élu à démissionner de la fonction publique.
L'Europe au coeur de l'avenir de la France
Se limiter à 12 ne fut pas aisé, car il y a bien d’autres choses à faire encore. Bien que mon choix n’engage que moi, je pense que P2V n’aurait pas trop de mal à faire sienne cette liste d’objectifs prioritaires car tous font partie de son programme. Il ne vous aura pas échappé que, dans cette liste, près de la moitié des objectifs sont liés à l’Europe. Le futur président devra consacrer une part importante de son temps et de son énergie à convaincre au niveau européen. L’avenir de la France et celui de l’Europe sont indissociables : une France socialiste a donné naissance à une Europe bureaucratique ; une France de nouveau prospère et dynamique sera le moteur d’une Europe forte et rayonnante dans le monde.
Qualités
Pour réussir dans cette entreprise, il faudra que le futur président ait non seulement des convictions fortes, mais les qualités d’un vrai homme d’Etat :
- Ambition visionnaire pour la France et l’Europe, foi résolue en notre capacité à relever les défis du 21ème siècle,
- Constance et courage politique pour faire triompher la raison et le bien commun face aux idéologies et aux égoïsmes catégoriels,
- Capacité à prendre des décisions, fondées sur le bon sens, le réalisme mais aussi sur une volonté farouche de défendre nos intérêts vitaux,
- Autorité, capacité à convaincre et à faire respecter la volonté du peuple Français, tant sur la scène internationale qu’à l’intérieur même du pays,
- Indépendance, que ce soit vis-à-vis des autres puissances internationales (US, Russie, Chine), ou des grands groupes mondiaux de l’industrie et de la finance,
- Clairvoyance et fermeté face aux tentatives d’intimidation des terroristes en tous genres, groupes fanatisés et états « voyous » en lutte ouverte avec l’Occident,
- Discernement et attachement aux valeurs de la République et de la morale naturelle, notamment sur les grands problèmes éthiques et de société,
- Probité, intégrité, sens du service, détachement par rapport aux séductions du pouvoir.
Les raisons de mon choix
Outre son étoffe humaine et le fait que P2V possède, plus que d’autres, les qualités ci-dessus, ce sont les trois points suivants qui font qu’il s’impose à mes yeux comme le meilleur candidat :
- Son expérience réussie en Vendée (1er département pour la création d’entreprise, la lutte contre le chômage, l’insertion des RMIstes, l’aide aux familles, etc). Contrairement à d’autres, P2V a un vrai bilan, c’est-à-dire un bilan positif.
- Sa volonté de rompre avec le socialisme, tout en corrigeant les méfaits du capitalisme de rente, afin que la France redevienne un pays prospère, où il fait bon travailler, investir, innover, s’enrichir, élever des enfants et profiter du fruit de son labeur.
- La cohérence de son projet de redressement patriotique, et notamment ce qui touche à la construction européenne, en conformité avec la volonté exprimée par les peuples français et néerlandais lors des referendums de 2005.
Sur tous ces points, la différence avec NS est notable. Celui-ci a un bilan plus que mitigé et promet beaucoup de bonnes choses, mais aussi parfois leur contraire. Il est, en cela, en cohérence avec son slogan de campagne ambigu (« tout est possible »). Cf. mes articles précédents.
Sondages
Alors, certes, P2V n’est pas favori dans les sondages. J’en suis bien conscient, c’est un handicap : certains d’entre nous préfèrent donner leur suffrage à un candidat qui semble avoir une vraie chance d'être élu. Villiers a été très peu visible dans les médias, et ne fait pas une campagne marketing. De l’avis général, ses chances d’être au deuxième tour sont inexistantes. Cela dit, ses thèmes favoris sont repris par NS et SR, et les victoires idéologiques précèdent toujours les victoires électorales. D’autre part, les sondages indiquent aussi que la majorité des Français n’ont toujours pas choisit leur candidat, à moins de deux semaines du scrutin. Les jeux sont donc loin d’être faits. P2V sera peut être l’une des surprises du premier tour.
Votez pour vos idées !
Ce qui me met en rogne, c’est d’entendre des gens se dire prêts à voter pour l’un ou l’autre des « grands » candidats quand bien même certaines de leurs propositions sont très éloignées, voire absolument incompatibles, avec leurs propres convictions. Sous prétexte de vote utile, ou par conformisme, ces personnes n’envisagent pas de voter pour un « petit » candidat comme P2V, bien qu’ils reconnaissent être sur la même longueur d’ondes. Les calculs électoraux (« je vote untel pour éviter tel ou tel scénario au second tour »), sont non seulement risqués, ils faussent le jeu démocratique et conduisent inexorablement au status quo, qui est à l’origine de tant de maux dans notre pays. Au premier tour, il faut voter pour ses convictions, indépendamment des sondages.
Le Pen, pas la peine
Face aux deux « oui-ouistes » que sont NS et FB, Jean-Marie Le Pen (JMLP) est l’autre candidat du « non » à droite. Contrairement au vote Villiers, le vote Le Pen est un vote purement contestataire, et donc absolument inutile. En effet, JMLP ne sera jamais élu, et ce quel que soit son adversaire au second tour. Trop marqué, trop vieux. Veut-il vraiment être élu d’ailleurs ? Je me demande si chambouler le système et percevoir des millions d’euros de subventions de l’Etat ne suffisent pas à sa satisfaction personnelle. Malgré la loyauté d’une partie de son électorat, il est possible qu’une sorte de « transfert de bâton » s’opère entre le breton et le vendéen à l’occasion de cette élection. Je parie que les déçus du vote Le Pen de 2002 vont se reporter sur P2V. Car c’est P2V qui incarne l’avenir des idées patriotiques, mais cette fois dans une perspective de gouvernement. Et sans les écarts de langage douteux…
Ancrer Sarkozy à droite
Plus le score de P2V sera élevé, plus grande sont les chances que NS fasse une vraie politique de droite, s’il préside à l’avenir de la France. En effet, en affaiblissant le vote Le Pen, le vote P2V augmente les chances d’un duel traditionnel gauche-droite au deuxième tour. Face à JMLP, Sarkozy sera largement élu, mais sera aussi contraint de faire plus de concessions à ses électeurs de gauche, comme Chirac en son temps. Face à SR, NS sera élu aussi, l’électorat de droite, largement majoritaire en France, se regroupant naturellement sur sa candidature pour battre la gauche la plus archaïque du monde. Coincé dans la logique du cordon sanitaire placé autour du FN par Chirac, je doute que NS ne passe d’accord de désistement avec JMLP. Bien entendu, il n’aura pas de telle réticence vis-à-vis de P2V. CQFD.
Choisir en connaissance de cause
Faire fi des sondages, éviter les calculs électoraux fumeux. J’appelle chacun à voter pour le candidat le plus proche de ses convictions au premier tour, sinon rien ne changera jamais dans ce pays. Si cet article vous a un tant soit peu intrigué sur ce que propose Philippe de Villiers, renseignez-vous. Je recommande la lecture de son livre, « Une France qui gagne ». J’ai listé ci-dessous quelques unes des 337 mesures que compte son programme. Voir son blog, http://www.p2v.fr/ pour plus de détails.
- Réduction de 50% des charges sociales sur les PME
- Abrogation des 35 heures
- Abolition du monopole syndical
- Suppression de l’ISF
- Suppression des droits de succession en ligne directe
- Suppression des régimes spéciaux
- Porter à 100% la retraite de réversion pour les veufs/veuves
- Libérer l’âge de départ à la retraite
- Multiplier les régimes d’épargne retraite
- Revenue parental d’éducation de 1000 euros par mois
- Actionnariat universel pour tous les salariés du privé
- Ramener le taux maximal des prélèvements obligatoires à 38% (vs 44% aujourd’hui)
- Mettre fin au regroupement familial et à l’aide médicale d’Etat
- Instaurer une charte républicaine pour la construction des mosquées
- Instaurer un « service patriote » de six mois
29 janvier 2007
Débuts du blog "Quelle France demain?"
Avec la campagne présidentielle 2007 qui s’officialise, difficile de résister plus longtemps à l'appel du blog, à l'envie de partager de nouveau mes analyses, mes idées et mes espoirs. Comme il y à 5 ans, lorsque j'observais depuis les US le spectacle lamentable de la réélection de Jacques Chirac, après un simulacre de deuxième tour sans débat. De retour au pays depuis 2005, mon envie est encore plus forte qu'alors d'ajouter ma voix à celles qui suggèrent qu'il est urgent que les Français changent d'hommes (et de femmes) politiques.
Constat
Si l'on analyse ce qui se passe dans notre pays depuis deux ou trois décennies, la proposition n'a rien d’outrancier. Gauche et droite se succèdent au pouvoir dans un semblant d'alternance démocratique. Cependant, rien ne bouge vraiment, en tout cas pas dans le bon sens. Pendant la période de mon séjour américain, entre 1999 et 2005, le principal changement qui semble s'être opéré est celui d'un double renoncement : celui du peuple français à tout espoir de lendemains meilleurs et celui de nos élus à l'exercice du pouvoir.
La situation de la France est proprement dramatique :
- la croissance est évanescente
- l'Etat est endetté bien au-delà du raisonnable
- le taux de chômage est l'un des plus élevés d’Europe
- la pauvreté est devenue endémique
- le pouvoir d'achat des Français s’érode sous le poids des impôts
- l’Etat se mêle de tout, et ne réussit rien
- toute tentative de réforme est repoussée dans la rue
Quant à nos élus, ils en sont réduits aux vocalises, aux manifestations très médiatiques de leur indignation compassionnelle et, somme toute, de leur impuissance. Après avoir délibérément abandonné aux technocrates européens le pouvoir de faire les choix importants pour notre quotidien et notre avenir, il ne leur reste plus qu'à voter des lois inutiles et liberticides.
Changer de classe politique
Les hommes et femmes à qui nous avons confié le pouvoir depuis 30 ans ont échoué. Lamentablement et à plusieurs reprises. Il faut donc en changer ! Il serait nettement préférable que ce changement s'effectue dans le cadre d'élections démocratiques, et non à la faveur d'une de ces révolutions violentes dont nous avons le secret. Les Français ont déjà envoyé deux coups de semonces très sérieux aux partis du pouvoir en place. Il y à de grandes chances qu'ils les sanctionnent définitivement à l'occasion de la présidentielle, puis des législatives, de 2007.
Nouveaux visages
Ségolène Royal est charmante mais elle et le PS s’adonnent au socialisme le plus archaïque, comme à l’époque où Tonton voulait « changer la vie ». Quant à Nicolas Sarkozy et ses copains de l'UMP, comment leur faire confiance ? Pourquoi feraient-ils en 2007 ce qu'ils n'ont pas fait depuis 2002 ? Les représentants de la nomenklatura politico-médiatique s'attachent d'ores et déjà à nous présenter le duel Royal-Sarkozy comme inéluctable au deuxième tour. A grand renfort de sondages, les manipulateurs d'épouvantails parlent de « vote utile » dès le premier tour. Ils tentent de nous voler cette élection. Il faut leur tenir tête, et c'est bien ce que j'ai l'intention de faire ici. Pour éviter la faillite nationale (façon Argentine) et sortir le pays de l'impasse collectivo-dirigiste, élisons en 2007 une nouvelle génération d'hommes et de femmes, issus et représentatifs de la société française dans sa diversité.
Qui alors ?
Il est trop tôt pour savoir lequel ou lesquels des candidats à la présidentielle sauront attirer à eux suffisamment de suffrages pour représenter une alternative aux candidats hyper médiatisés de l'UMP et du PS. Bayrou ? Villiers ? Dupont-Aignan ? Le Pen ? Les semaines qui viennent vont être très intéressantes de ce point de vue. Je m'attacherai sur ce blog à promouvoir les vraies bonnes idées et les candidatures intéressantes de mon point de vue. Une chose est sûre : l'avenir de la France, son visage futur, son existence même à long terme, se décident en 2007. Les Français le sentent, ils seront au rendez-vous.
Blogons
Comme il s'agit d'un hobby et que j'ai un boulot prenant, je préviens que je ne pourrai pas poster quotidiennement. Je vais m'efforcer d'être régulier cependant. Je serai plus bref que par le passé (cf certains des textes postés en 2002 sur mon site familial, qui sont sur ce blog pour mémoire et référence). Vos commentaires et contributions sont les bienvenus !
3 janvier 2007
Questions à Philippe de Villiers à l’aube de la campagne présidentielle 2007
L’élection présidentielle approche et je m’interroge quant à l’opportunité de soutenir et promouvoir votre candidature. Ce document résume mes interrogations et sert à vous faire part de quelques suggestions. Puisse-t-il vous aider à affiner votre stratégie de campagne et à mieux répondre aux attentes des Français qui, comme moi, se désolent du déclin de la France et trouvent peu de raison d’espérer dans la classe politique au pouvoir depuis 30 ans. Votre réponse m’obligerait, soyez en remercié à l’avance.
Pour quoi faire ?
Ma première question, fondamentale, concerne vos buts. A ce jour, il me semble que vos chances d’arriver au second tour sont très faibles. Aussi, j’aimerais savoir pourquoi vous vous présentez : quel est votre objectif ?
- Faire plus de 5% afin que l’Etat rembourse vos frais de campagne ?
- Atteindre entre 8% et 10% pour exister sur l’échiquier politique français en vue de 2012 ?
- Obtenir un ministère dans le prochain gouvernement ? Sarkozy pourrait vous le proposer si vous faites un score honorable sans l’empêcher d’accéder au second tour, et, bien entendu, si vous appelez à voter pour lui au second tour…
- Espérez-vous sérieusement effacer des candidats « lourds » comme Sarkozy et Le Pen au premier tour, pour affronter et battre Ségolène Royal au second tour ?
Beaucoup de gens qui adhérent aux idées que vous défendez vont voter Sarkozy au premier tour, même s’ils ne sont convaincus ni par l’homme ni par le programme, par peur de contribuer à l’élection de Ségolène Royal. Que dites-vous à ces gens-là ? 2002 ayant prouvé qu’une élection présidentielle peut se jouer au premier tour, comment convaincre les électeurs de droite que voter Villiers en 2007 ne desservira pas Sarkozy en faveur de Le Pen, ce qui favoriserait in fine Madame Royal ? A moins que vous n’ayez une ambition ministérielle, ne serait-il pas opportun de critiquer ouvertement le programme classiquement étatiste de l’UMP, et de semer le doute dans les esprits de droite quant à la capacité de Nicolas Sarkozy à mettre en œuvre la moitié de son programme, comme Chirac avant lui ?
Le Pen
Il est évident que les déçus du chiraquisme se reporteront plus naturellement sur vous si Jean-Marie Le Pen ne peut se présenter, faute d’avoir accumulé les 500 signatures requises. Pourquoi ne pas attaquer plus frontalement Le Pen sur ses nombreux points faibles (programme incohérent, incapacité à passer le second tour puis à gouverner le pays, âge, provocations en tous genres, etc), afin d’inciter les maires de France à ne pas lui donner leur parrainage et de préparer le terrain dans l’opinion publique ?
Droite patriotique de gouvernement ?
Avec qui gouvernerez-vous si vous êtes élu ? Le MPF ne donne pas l’image d’un parti de gouvernement. Jusqu'à présent, on ne voit que vous et Guillaume Pelletier. La jeunesse de ce dernier est certes compensée par son dynamisme, mais qui compose l’équipe qui mettra en œuvre votre programme une fois élu ? On ne peut qu’espérer que vous donnerez une plus grande visibilité dans votre campagne aux membres de votre future équipe gouvernementale, composée on peut l’imaginer d’élus du MPF et de personnalités compétentes issues de la société civile. Il vous faut absolument « marketer » votre équipe, ce que ses membres ont pu accomplir dans leurs parcours respectifs, autant que ce que vous avez fait vous-même en Vendée.
Les intellectuels
Combattant la chape de plomb de la pensée unique, des auteurs ont publié des analyses décapantes sur la réalité dramatique de notre pays (Nicolas Baverez, Charles Gave, Mathieu Laine, Nicolas Lecaussin, etc). Grâce à Internet, les idées nécessaires au renouveau se répandent, issues de « think tanks », associations et autres sites web à vocation politique (l’Ifrap, Contribuables Associes, Liberté Chérie, Liberté Politique, Conscience Politique, les 4 vérités, etc). Où sont les intellectuels dans votre dispositif ? Mis à part les résidents du MPF, quels sont ceux qui soutiendront ouvertement votre candidature ? Vous aurez besoin de leur soutien pour réformer face aux syndicats révolutionnaires. Pourquoi ne pas mettre à contribution les bonnes volontés parmi ces têtes pensantes, en leur demandant de coopérer à la formulation d’une stratégie de redressement, un projet à long terme et non-partisan pour sortir la France et l’Europe de l’impasse socialo-étatique ?
Alliance pour la France
Un certain nombre de « petits candidats annoncés » partagent vos analyses sur l’essentiel et mettent en avant les solutions éprouvées à l’étranger mais jamais mise en œuvre dans notre pays, qui sont fondées sur le primat de la liberté et de la responsabilité. Tous ont à cœur de voir le paysage politique français se renouveler et se posent en alternative à la caste des techno-fonctionnaires qui accapare le pouvoir depuis 30 ans (dans un semblant d’alternance gauche-droite), et dont le seul but est de préserver ses privilèges et sa mainmise sur le pays. Individuellement, ces candidats n’ont aucune chance. Collectivement, ils représentent peut être l’avenir politique de la France. Pourquoi ne pas tenter de fédérer ces candidatures en créant une « Alliance pour la France », regroupant les divers candidats non-alignés, libéraux, indépendants et autres chasseurs, avant que la collecte des signatures ne soit terminée pour tous ? L’on peut espérer que ces candidats ont plus à cœur l’intérêt du pays que leur propre ego, mais peut-être suis-je trop optimiste. Saurez-vous créer une plateforme commune de gouvernement et déployer la diplomatie nécessaire pour convaincre Nicolas Dupont-Aignan, Edouard Fillias, Claude Reichmann et autres de rallier votre panache blanc ? Qui sait, peut-être feront-ils des émules au sein de l’UMP (Rachid Kaci, Christine Boutin, Alain Madelin), à l’UDF (Christian Blanc), voire au FN…
Etoffez-moi çà !
Je redoute que les Français ne s’abandonnent au fantasme d’être dirigés par une « mama » socialiste et sexy comme Ségolène Royal. Malgré les efforts de Nicolas Sarkozy, je crains que l’UMP ne paye le prix des inconsistances chiraquiennes depuis 1995. Le Pen ne passera pas plus en 2007 qu’en 2002. Il reste vous-même. Je crois à votre honnêteté, à la justesse de vos analyses, à votre capacité de prendre les décisions qui s’imposent. Vos qualités de leader sont évidentes, mais saurez-vous les mettre en œuvre ? Pour incarner l’espoir que bon nombre de Français n’ont plus en l’avenir, il est indispensable que votre candidature ne soit pas celle, étroite, d’un jeune parti politique, aussi sympathique soit-il. Ni seulement la candidature du non à la constitution européenne. Votre cœur de cible ce sont les électeurs de l’UMP et du FN, il vous faut donc attaquer Le Pen et Sarkozy bille en tête. Vous devez devenir le candidat du vrai changement pour tous les déçus du chiraquisme, pour les Français qui refusent que l’Etat décide de tout a leur place et gaspille le fruit de leur travail sans parvenir à résoudre le moindre de leurs problèmes quotidiens. S’il n’est pas trop tard, créez une « Alliance pour la France » afin que votre candidature soit soutenue par d’autres mouvements que le seul MPF et pour étoffer votre équipe de talents extérieurs. Recrutez des soutiens dans la société civile, chez les intellectuels, les leaders d’opinion. Mettez en avant les futurs membres de votre gouvernement. Faites en sorte que le MPF prenne visiblement de la bouteille, afin d’être perçu comme une alternative crédible aux partis au pouvoir depuis 30 ans.
En vous remerciant de votre attention.
Stéphane de Saint Albin